Facebook continue de perdre des plumes en bourse


114371-facebook-bourse-mardi-22-mai-2012
Sur le campus de Menlo Park, on ne soufflera pas de bougie ce samedi pour célébrer le premier anniversaire de l’entrée en Bourse de Facebook (IPO). Le réseau social préfère faire profil bas. Et ses responsables évitent soigneusement d’en parler.
Car « l’IPO du siècle » a finalement mal tourné : en un an, la valeur de l’action a perdu 30%, alors même que beaucoup promettaient aux investisseurs une belle affaire. Cet échec a profondément marqué, symbolisant la fin d’une mini-bulle autour des nouvelles pépites du web.
En fixant son prix d’introduction à 38 dollars, Facebook est parvenu à lever 16 milliards de dollars. Huit fois plus que Google en 2004 et un record pour une société de l’Internet. Mais l’euphorie des marchés n’aura duré que quelques heures
La première journée de cotation est chaotique : le système informatique du Nasdaq est incapable de gérer l’afflux d’ordres d’achats et de ventes. À la fin de la séance, le titre termine là où il avait commencé, à 38 dollars. Mais uniquement grâce au soutien de la banque Morgan Stanley, en charge de l’opération. Le lendemain, la sanction tombe : l’action plonge de 11% !
La chute ne s’arrête pas là. En quatre mois, le titre cède la moitié de sa valeur. Le flop est alors total. Les choses se sont depuis arrangées. Facebook a regagné une partie du terrain perdu en Bourse. Mais loin, très loin des espérances les plus folles. La comparaison avec Google est cruelle : le 18 mai 2012, Facebook valait la moitié de Google (104 milliards contre 205). Aujourd’hui, le réseau vaut cinq fois moins (63 milliards contre 310).

Malgré tout, Facebook reste un leader incontesté

Chez Facebook, cependant, on ne soucie guère de ces évolutions boursières. Mark Zuckerberg préfère insister sur l’évolution de sa société. En un an à peine, elle s’est en fait transformée. Fin août, le rachat d’Instagram pour 715 millions de dollars est entériné. Le groupe décrète aussi une nouvelle stratégie : « mobile first ». Il reconnaît ses erreurs passées, comme le choix du HTML 5 pour développer ses applications iOS et Android, et veut rattraper son retard.
Cette stratégie débouche sur le lancement de nouvelles applications, beaucoup plus rapides et complètes que les précédentes. Un élément primordial pour Facebook, car ses utilisateurs ne cessent de migrer vers les plates-formes mobiles. Fin mars, il comptait 1,1 milliard de membres actifs. Sept sur dix se connectent désormais avec un smartphone ou une tablette. Moins cruciale, l’expérience Home demeure jusqu’à présent un échec.
Pour monétiser cette audience, Facebook a développé de nouveaux outils pour les annonceurs. Avec succès : les supports mobiles ont constitué près d’un quart de son chiffre d’affaires au quatrième trimestre 2012. Un an plus tôt, ces revenus publicitaires étaient quasiment nuls.
Le groupe s’est également lancé dans une refonte de sa version web. En mars, il a introduit un nouveau « News fée », au design plus épuré et davantage centré sur la photo. Deux mois plus tôt, il avait dévoilé « Graph Search », un moteur de recherche social permettant de répondre de manière personnalisée aux des questions des utilisateurs. Mais le déploiement de ses deux services demeure encore très limité.
Si Facebook change, c’est aussi parce qu’il doit s’adapter à un environnement de plus en plus concurrentiel. Notamment chez les plus jeunes, qui se reportent vers d’autres services comme Tumblr et Snapchat. La croissance du nombre d’utilisateurs s’en ressent sur ses marchés matures. Mais le réseau social reste encore à des années lumières de ses rivaux.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s